Bornetik IDF

12 kVA : 60 ampères en monophasé, 20 A par phase en triphasé

Tableaux Enedis monophasé et triphasé • Pourquoi diviser par 3 • Le piège du contrôle phase par phase

12 kVA : 60 ampères en monophasé, 20 A par phase en triphasé
Publié le 09/07/2026Équipe Bornetik IDFtechnique
💡

Ce que vous allez découvrir dans cet article

💡
La réponse directe : les deux tableaux Enedis, monophasé et triphasé, dès le début de l'article
💡
Le calcul expliqué : pourquoi 12 kVA donne 60 A en monophasé mais seulement 20 A par phase en triphasé
💡
Le vrai piège : en triphasé, une seule phase en dépassement suffit à faire disjoncter tout le logement
💡
Un mythe démonté : non, Enedis n'utilise pas une « tension de référence de 200 V »
💡
L'impact concret : quelle borne de recharge votre abonnement peut réellement alimenter

1. Vos ampères par phase, tout de suite

Monophasé (230 V) : réglage du disjoncteur de branchement Enedis
Abonnement souscritAmpères disponiblesCe que cela permet
3 kVA
15 A
Éclairage et petit électroménager. Insuffisant pour une borne.
6 kVA
30 A
Le plus répandu. Une borne 3,7 kW passe, avec délestage.
9 kVA
45 A
Confortable. Une borne 7,4 kW devient envisageable.
12 kVA
60 A
Maximum du monophasé. Une borne 7,4 kW sans contrainte.
Règle Enedis : ampères = kVA × 5. Au-delà de 12 kVA, le monophasé n'existe pas en France.
💡 Faites défiler horizontalement pour voir toutes les colonnes

⚡ Le même abonnement, mais en triphasé

Triphasé (400 V) : intensité disponible sur chacune des trois phases
Abonnement souscritPuissance par phaseAmpères par phase
6 kVA
2 kVA
10 A
9 kVA
3 kVA
15 A
12 kVA
4 kVA
20 A
15 kVA
5 kVA
25 A
18 kVA
6 kVA
30 A
24 kVA
8 kVA
40 A
30 kVA
10 kVA
50 A
36 kVA
12 kVA
60 A
La colonne du milieu est la clé : votre abonnement se répartit sur 3 phases. Le triphasé devient obligatoire à partir de 15 kVA.
💡 Faites défiler horizontalement pour voir toutes les colonnes

🔎 Monophasé ou triphasé : comment savoir ?

Avant de lire le bon tableau, encore faut-il savoir dans quelle colonne vous êtes. Trois vérifications suffisent :

  • Regardez votre disjoncteur de branchement : deux gros fils qui entrent, vous êtes en monophasé. Quatre fils (trois phases plus le neutre), vous êtes en triphasé.

  • Lisez votre facture : la puissance souscrite y figure en kVA, souvent suivie de la mention « mono » ou « tri ».

  • Vérifiez la valeur : 3 ou 6 kVA, c'est forcément du monophasé. 15 kVA ou plus, c'est forcément du triphasé. Seuls 9 et 12 kVA existent dans les deux configurations.

  • Cas particulier du 12 kVA : c'est le dernier palier qui peut être câblé aussi bien en monophasé qu'en triphasé. D'où la confusion permanente entre 60 A et 20 A par phase.

2. Pourquoi diviser par 3 en triphasé ?

C'est l'erreur la plus fréquente : croire que 12 kVA en triphasé signifie 12 kVA sur chaque phase. Ce n'est pas le cas. Les 12 kVA sont la puissance totale de votre abonnement, pas la puissance d'une phase.

L'analogie des trois tuyaux

Imaginez que l'électricité arrive chez vous par des tuyaux. En monophasé, vous avez un seul gros tuyau : toute la puissance passe par lui. En triphasé, vous avez trois tuyaux plus fins, et votre abonnement se répartit entre eux.

Avec 12 kVA en triphasé, chaque tuyau ne transporte donc que 4 kVA. C'est ce chiffre-là, et non 12, qu'il faut convertir en ampères.

Le calcul en deux temps

On divise d'abord la puissance souscrite par 3 pour obtenir la puissance disponible sur une phase. On convertit ensuite cette puissance en ampères. Enedis simplifie l'ensemble en une seule opération, présentée juste en dessous.

Conséquence directe : à puissance souscrite égale, un abonnement triphasé offre trois fois moins d'ampères par phase qu'un abonnement monophasé. Cela ne veut pas dire qu'il est moins puissant. Cela veut dire qu'il est réparti.

🧮 La règle de calcul utilisée par Enedis

Conversion pratique kVA vers ampères, telle qu'Enedis la présente dans sa FAQ officielle
💡 Explication : Exemple : 12 kVA en monophasé donnent 12 × 5 = 60 A. Les mêmes 12 kVA en triphasé donnent (12 × 5) ÷ 3 = 20 A sur chacune des trois phases.

📚 Trois mots à ne surtout pas confondre

Le vocabulaire électrique piège tout le monde, y compris les professionnels. Ces trois notions sont distinctes :
  • La puissance souscrite : celle de votre contrat de fourniture, celle que vous payez. C'est elle qui détermine le réglage du disjoncteur, et donc vos ampères par phase.
  • La puissance de raccordement : la capacité technique du branchement physique jusqu'à votre logement. En dessous de 36 kVA, elle se confond souvent avec la puissance souscrite. Au-delà, plus du tout.
  • Le courant appelé : ce que consomment réellement vos appareils à un instant donné. C'est lui qui déclenche, ou non, le disjoncteur.
  • Pourquoi cela compte : lors d'une demande de raccordement Enedis pour une borne, c'est la puissance de raccordement qui fixe le plafond, pas votre abonnement actuel.

📌 À partir de 15 kVA, le triphasé n'est plus un choix

Enedis raccorde en monophasé jusqu'à 12 kVA inclus. Dès 15 kVA, le raccordement triphasé devient obligatoire.

Il n'existe donc pas d'abonnement 15 kVA, 18 kVA ou 24 kVA en monophasé en France. Si un tableau de conversion vous propose ces valeurs en monophasé, il décrit une installation qui n'existe pas.

Les neuf puissances souscrites disponibles sont : 3, 6, 9, 12, 15, 18, 24, 30 et 36 kVA.

3. Pourquoi 30 ampères et pas 26 ? La marge cachée d'Enedis

Sortez votre calculatrice : un abonnement 6 kVA en monophasé sous 230 volts devrait donner 6000 ÷ 230 = 26,1 ampères. Pourtant, votre disjoncteur est réglé sur 30 A. D'où vient cet écart de presque 4 ampères ?
L'explication officielle La FAQ officielle d'Enedis donne la formule exacte : ampères = kVA × 1000 ÷ 230. Puis elle l'arrondit, dans la foulée, à « environ kVA × 5 ». Or 1000 ÷ 230 vaut 4,35, pas 5. C'est cet arrondi de 4,35 à 5 qui produit les valeurs rondes de 15, 30, 45 et 60 A. Il place mécaniquement le disjoncteur environ 15 % au-dessus du courant théorique strict.
Le mythe des « 200 volts » On lit très souvent que ces valeurs viendraient d'une « tension de référence de 200 V », au motif que 1000 ÷ 200 = 5 exactement. C'est une reconstruction a posteriori, séduisante mais fausse. Aucun document Enedis ne définit une telle tension de référence. La tension nominale du réseau basse tension français est fixée à 230/400 V par arrêté, depuis l'harmonisation européenne de 1996. Le 5 n'est pas un calcul : c'est un arrondi commode.
Ce qu'il faut en retenir : votre disjoncteur vous laisse une petite marge par rapport au courant théorique. Cette marge est réelle, mais elle ne se commande pas et ne se négocie pas. Ne dimensionnez jamais une installation en comptant dessus.

🔬 Et la conversion théorique exacte ?

Conversion électrotechnique rigoureuse, sur un réseau 230/400 V équilibré
💡 Explication : Soit environ 4,35 A par kVA en monophasé, et 1,44 A par kVA et par phase en triphasé. Ces formules servent à dimensionner câbles et protections, pas à prédire le déclenchement du disjoncteur.

📊 Limite Enedis contre calcul théorique

Les deux tableaux ne se contredisent pas : ils ne répondent pas à la même question
AbonnementLimite EnedisCalcul théoriqueÉcart
6 kVA monophasé
30 A
26,1 A
≈ +15 %
12 kVA monophasé
60 A
52,2 A
≈ +15 %
12 kVA triphasé
20 A par phase
17,3 A par phase
≈ +15 %
18 kVA triphasé
30 A par phase
26,0 A par phase
≈ +15 %
36 kVA triphasé
60 A par phase
52,0 A par phase
≈ +15 %
L'écart constant de 15 % est la signature de l'arrondi de 4,35 à 5 opéré par Enedis.
💡 Faites défiler horizontalement pour voir toutes les colonnes

🧭 Quel tableau utiliser, et quand

Les deux calculs sont justes, mais ils ne servent pas à la même chose. Se tromper de tableau, c'est se tromper de question :

  • Pour savoir quand ça disjoncte : utilisez la limite Enedis. C'est le réglage physique de votre disjoncteur de branchement, donc la seule valeur qui coupe le courant.

  • Pour dimensionner un câble ou une protection : utilisez le calcul théorique. C'est lui qui reflète le courant réel circulant dans les conducteurs.

  • Pour vérifier un ordre de grandeur : les deux conviennent, à 15 % près.

  • Pour promettre une capacité à un client : jamais le calcul théorique seul. La limite Enedis est ce qui s'appliquera sur le terrain, et elle prime sur toute formule.

4. Le vrai piège du triphasé : une seule phase suffit

C'est le point que presque tout le monde rate, et celui qui provoque le plus de disjonctions inexpliquées. En triphasé, le compteur ne surveille pas seulement la puissance totale que vous consommez. Il surveille chaque phase séparément.
Ce que dit Enedis D'après la documentation officielle sur le message PUISS DEPASSEE, si une seule phase atteint la limite de la puissance souscrite, le disjoncteur se déclenche, même si la puissance totale reste inférieure au montant du contrat. Autrement dit, deux phases quasi vides ne compensent jamais une troisième phase saturée.
Pourquoi c'est structurel Un compteur Linky triphasé transmet en permanence l'intensité instantanée de chaque phase et émet un avertissement de dépassement phase par phase. Ces informations sont exploitables via la télé-information client du Linky, sur laquelle s'appuient les systèmes de délestage modernes.
Conséquence en recharge : une borne monophasée branchée sur une seule phase charge cette phase, et elle seule. Le tableau électrique peut paraître très peu sollicité vu de loin, et pourtant déclencher.

⚠️ L'exemple qui fait disjoncter un 18 kVA

Prenons un abonnement 18 kVA triphasé, soit 30 A par phase. Un soir d'hiver, le compteur relève :

  • Phase 1 : 31 A — plaque de cuisson, four et borne de recharge monophasée branchée sur cette phase.

  • Phase 2 : 8 A — éclairage, box internet, réfrigérateur.

  • Phase 3 : 6 A — quelques prises et le lave-linge à l'arrêt.

  • Total consommé : environ 10,4 kVA sur 18 souscrits. Vous utilisez à peine 58 % de votre abonnement, et pourtant tout s'éteint.

  • La cause : la phase 1 a dépassé ses 30 A. Le contrôle est effectué phase par phase, pas sur le total.

⚡ L'équilibrage des phases n'est pas une option

En triphasé, la phase la plus chargée devient le facteur limitant de toute l'installation.

Une borne monophasée mal répartie, un chauffe-eau et une plaque de cuisson sur la même phase, et votre marge s'effondre sur ce seul conducteur.

C'est précisément ce que vérifient les techniciens certifiés IRVE de Bornetik IDF lors de la visite préalable : non pas votre puissance totale, mais la répartition réelle des charges sur vos trois phases.

5. Ce que votre abonnement change pour votre borne de recharge

Une borne de recharge est rarement le premier appareil de la maison. Elle s'ajoute à tout le reste, et c'est là que les ampères par phase deviennent une contrainte très concrète.
Le raisonnement à tenir Commencez par le courant qu'appelle la borne, puis comparez-le à la limite Enedis de votre abonnement, phase par phase. Ce qui reste, c'est ce dont dispose le logement pour tout le reste. Une borne 7,4 kW monophasée tire 32 A. Sur un abonnement 6 kVA limité à 30 A, elle ne peut tout simplement pas fonctionner à pleine puissance, quel que soit le matériel installé.
Attention à la confusion kW et kVA Les abonnements s'expriment en kVA, les bornes en kW. Sur une installation domestique classique, les deux valeurs sont très proches, mais ce ne sont pas les mêmes grandeurs. Si le sujet vous intéresse, notre guide sur la différence entre kW et kWh et celui sur le facteur de puissance cos φ détaillent ce point.
La bonne nouvelle : augmenter son abonnement n'est pas toujours la réponse, et c'est souvent la plus coûteuse. Bornetik IDF étudie systématiquement les alternatives techniques avant de proposer un changement de puissance souscrite.
5. Ce que votre abonnement change pour votre borne de recharge

🔌 Ce que chaque borne exige de votre abonnement

Minimum arithmétique : la borne seule doit tenir dans la limite Enedis
BorneCourant appeléAbonnement mono minimumAbonnement tri minimum
3,7 kW monophasée
16 A sur 1 phase
6 kVA (30 A)
7,4 kW monophasée
32 A sur 1 phase
9 kVA (45 A)
11 kW triphasée
16 A sur chaque phase
12 kVA (20 A/phase)
22 kW triphasée
32 A sur chaque phase
24 kVA (40 A/phase)
Ces minimums supposent un logement à consommation nulle. En pratique, il faut soit une marge supplémentaire, soit un système de délestage.
💡 Faites défiler horizontalement pour voir toutes les colonnes

🛠️ Trois solutions quand la marge est trop juste

Passer de 6 à 9 kVA augmente votre abonnement à vie. Avant d'en arriver là, trois leviers techniques méritent d'être étudiés :
  • Le délestage dynamique : la borne lit la consommation du logement en temps réel et réduit sa puissance quand le foyer consomme. C'est le rôle du module Power Boost et des systèmes équivalents.
  • La modulation de puissance : brider la borne à 16 A plutôt que 32 A double le temps de charge, mais une nuit complète suffit très largement pour la plupart des usages quotidiens.
  • Le rééquilibrage des phases : en triphasé, déplacer la borne ou un gros appareil vers une phase moins chargée libère parfois toute la marge nécessaire, sans changer d'abonnement.
  • En collectif : le partage de puissance entre plusieurs bornes permet d'alimenter de nombreux véhicules sur un raccordement unique, en répartissant la puissance disponible.

6. Au-delà de 36 kVA : on change de monde

Le seuil de 36 kVA n'est pas une graduation de plus. C'est une frontière réglementaire. En dessous, on parle de branchement à puissance limitée. Au-dessus, de branchement à puissance surveillée, avec un cadre contractuel et un comptage différents.

Ce qui disparaît au passage

La logique simple « abonnement égale ampérage client » ne s'applique plus. Enedis ne propose pas une échelle continue de puissances, mais une liste fermée de douze valeurs de raccordement. On vous attribue la valeur immédiatement supérieure à votre besoin.

À ces valeurs correspondent trois paliers techniques de branchement, qui déterminent le dimensionnement physique de l'installation.

Le réflexe à adopter : au-delà de 36 kVA, aucun tableau de conversion ne remplace une étude technique. La puissance de raccordement, le matériel de comptage et le contrat se décident ensemble, projet par projet.

🏢 Les douze puissances de raccordement au-delà de 36 kVA

Branchement à puissance surveillée : liste fermée des valeurs disponibles
Puissance de raccordementPalier technique
48 kVA
100 A
60 kVA
100 A
72 kVA
200 A
84 kVA
200 A
96 kVA
200 A
108 kVA
200 A
120 kVA
200 A
144 kVA
400 A
168 kVA
400 A
192 kVA
400 A
216 kVA
400 A
250 kVA
400 A
Cas particuliers documentés : 60 et 120 kVA sont rattachés par défaut au palier inférieur. Obtenir le palier supérieur suppose de demander 72 ou 144 kVA.
💡 Faites défiler horizontalement pour voir toutes les colonnes

🏗️ Les trois paliers techniques de branchement

Aux douze puissances de raccordement correspondent trois dimensionnements physiques. C'est le palier, et non la puissance souscrite, qui détermine le matériel installé :

  • Palier 100 A : puissances de raccordement de 48 et 60 kVA. Typiquement un petit tertiaire, une copropriété modeste ou quelques bornes.

  • Palier 200 A : puissances de 72 à 120 kVA. C'est le format courant d'un parking collectif équipé en IRVE.

  • Palier 400 A : puissances de 144 à 250 kVA. Grands parcs de recharge, flottes d'entreprise, sites tertiaires importants.

  • Le point de vigilance : demander 60 kVA vous rattache au palier 100 A, alors que 72 kVA ouvre le palier 200 A. Quelques kVA de plus sur le papier peuvent doubler la capacité physique du branchement, et changer entièrement la trajectoire d'un projet de recharge.

✅ La méthode en quatre étapes pour dimensionner

L'ordre des opérations n'est pas négociable. Ce n'est pas la formule qui coupe le courant, c'est le disjoncteur :

  • Étape 1 — Identifier le raccordement réel : monophasé ou triphasé, puissance souscrite actuelle, et si l'on se situe en dessous ou au-dessus de 36 kVA.

  • Étape 2 — Partir de la limite Enedis, jamais du calcul théorique. C'est le réglage du disjoncteur qui s'appliquera, quoi qu'en dise la formule.

  • Étape 3 — Regarder l'équilibrage des phases en triphasé. La phase la plus chargée fixe la capacité réelle de toute l'installation.

  • Étape 4 — Sortir la théorie en dernier, pour dimensionner les câbles, calculer les chutes de tension et choisir les protections.

  • En une phrase : on dimensionne d'abord avec la vraie limite Enedis, puis on utilise la théorie pour vérifier le reste. C'est le protocole que suit Bornetik IDF sur chaque étude technique.

❌ Les quatre erreurs les plus fréquentes

Récapitulons ce qui coûte le plus cher sur le terrain, du particulier au tertiaire :

  • Croire que 18 kVA triphasé donnent 26 A par phase dans la vraie vie. Mathématiquement oui. Sur votre disjoncteur, c'est 30 A.

  • Raisonner sur la puissance totale en triphasé. Le dépassement se contrôle phase par phase, et une seule phase suffit à tout couper.

  • Confondre puissance souscrite et puissance de raccordement. Transparent sous 36 kVA, structurant au-delà.

  • Vendre une capacité de recharge sur la base d'un calcul théorique. La limite Enedis est la seule qui s'appliquera, et elle ne se discute pas.

  • Dimensionner sans regarder l'existant. La question n'est jamais « combien d'ampères par phase », mais « combien d'ampères par phase restent disponibles ».

  • Utiliser un tableau qui propose du 15 kVA monophasé. Cette configuration n'existe pas : c'est le signe que la source n'est pas fiable.

Faites vérifier votre abonnement avant d'installer votre borne

Bornetik IDF, spécialiste de l'installation IRVE en Île-de-France, analyse votre puissance souscrite et la répartition réelle de vos phases avant toute préconisation.

Visite préalable gratuite avec relevé de votre installation existante

Analyse mono ou triphasé et vérification de la marge disponible par phase

Nos techniciens certifiés IRVE interviennent dans les 8 départements franciliens

Une expertise héritée des énergies renouvelables, au service de votre projet de recharge. Demandez votre {étude gratuite} dès aujourd'hui.

Faites vérifier votre abonnement avant d'installer votre borne

Notre équipe vous répond gratuitement sous 24h

Visite préalable gratuite avec relevé de votre installation existante

Analyse mono ou triphasé et vérification de la marge disponible par phase

Nos techniciens certifiés IRVE interviennent dans les 8 départements franciliens

L'article continue ci-dessous

Questions fréquentes

12 kVA, combien d'ampères par phase ?

Cela dépend entièrement de votre type de raccordement. En monophasé, 12 kVA donnent 60 ampères sur l'unique phase. En triphasé, les mêmes 12 kVA donnent 20 ampères par phase, car la puissance se répartit sur trois conducteurs (12 ÷ 3 = 4 kVA par phase, soit 20 A). Le 12 kVA est justement le dernier palier qui existe dans les deux configurations, ce qui explique la confusion permanente entre ces deux chiffres.

Pourquoi mon abonnement 6 kVA donne 30 A alors que le calcul donne 26 A ?

Le calcul théorique exact est 6000 ÷ 230 = 26,1 A. Mais Enedis arrondit le coefficient de conversion : sa FAQ officielle donne la formule ampères = kVA × 1000 ÷ 230, puis la simplifie en « environ kVA × 5 ». Or 1000 ÷ 230 vaut 4,35, pas 5. Cet arrondi place le réglage du disjoncteur environ 15 % au-dessus du courant théorique. Attention : cette marge existe, mais elle n'est ni garantie ni négociable, et on ne dimensionne jamais une installation en comptant dessus.

Est-il vrai qu'Enedis utilise une tension de référence de 200 V ?

Non. C'est une idée reçue très répandue, née du fait que 1000 ÷ 200 = 5 exactement, ce qui « expliquerait » le coefficient rond. Aucun document Enedis ne définit une telle tension de référence. La tension nominale du réseau basse tension français est fixée par arrêté à 230/400 V depuis l'harmonisation européenne de 1996, et elle n'a jamais valu 200 V. Le coefficient 5 est un arrondi pratique de 4,35, rien de plus.

Comment savoir si je suis en monophasé ou en triphasé ?

Trois indices convergents. Regardez votre disjoncteur de branchement : deux fils entrants signifient monophasé, quatre fils (trois phases plus le neutre) signifient triphasé. Consultez votre facture, où la puissance souscrite est indiquée en kVA. Utilisez la logique des paliers : 3 et 6 kVA sont forcément monophasés, 15 kVA et au-delà forcément triphasés. Seuls 9 et 12 kVA peuvent être l'un ou l'autre.

Mon triphasé 18 kVA disjoncte alors que je consomme moins de 18 kVA. Pourquoi ?

Parce que le contrôle du dépassement s'effectue phase par phase, et non sur la puissance totale. Enedis l'indique explicitement : si une seule phase atteint la limite, le disjoncteur se déclenche même si la puissance totale reste inférieure au contrat. Avec 18 kVA triphasé, chaque phase est limitée à 30 A. Une phase à 31 A fait tout couper, même si les deux autres sont presque vides. Le remède est l'équilibrage des charges entre les trois phases.

Faut-il augmenter son abonnement pour installer une borne de recharge ?

Pas systématiquement, et c'est souvent la solution la plus coûteuse puisqu'elle augmente votre facture à vie. Trois alternatives sont à étudier d'abord : le délestage dynamique, qui module la puissance de la borne selon la consommation du logement ; le bridage de la borne à une intensité plus faible, une nuit de charge suffisant largement pour un usage quotidien ; et, en triphasé, le rééquilibrage des phases. Les techniciens de Bornetik IDF évaluent ces trois pistes lors de la visite préalable gratuite.

Peut-on souscrire 15 kVA en monophasé ?

Non. Enedis raccorde en monophasé jusqu'à 12 kVA inclus, et le triphasé devient obligatoire à partir de 15 kVA. Les neuf puissances souscrites disponibles en France sont 3, 6, 9, 12, 15, 18, 24, 30 et 36 kVA. Si un tableau de conversion vous annonce un ampérage pour du 15, 18 ou 24 kVA en monophasé, il décrit une installation qui n'existe pas et sa fiabilité est douteuse.

Une borne 22 kW fonctionne-t-elle sur un abonnement 18 kVA triphasé ?

Non, pas à pleine puissance. Une borne 22 kW triphasée appelle 32 A sur chacune des trois phases, alors qu'un abonnement 18 kVA triphasé n'en autorise que 30 A par phase. La borne seule saturerait déjà le disjoncteur, sans compter la consommation du logement. Il faut soit passer à 24 kVA (40 A par phase), soit brider la borne à 11 kW, soit installer un délestage dynamique.

Sources et références

Enedis — Compteur Linky : quelle puissance choisir ?

Formule officielle de conversion kVA vers ampères, coefficient ×5, et obligation du raccordement triphasé à partir de 15 kVA.

Consulter la source

Enedis — Le compteur Linky affiche « PUISS DEPASSEE »

Confirmation officielle du contrôle de dépassement phase par phase en triphasé : une seule phase en limite suffit à déclencher le disjoncteur.

Consulter la source

Enedis — La télé-information client des compteurs Linky

Spécification des données transmises par le compteur, dont l'intensité instantanée et l'avertissement de dépassement pour chacune des trois phases.

Consulter la source

Légifrance — Arrêté du 24 décembre 2007

Texte fixant la tension nominale du réseau basse tension français à 230/400 V, base légale des conversions théoriques.

Consulter la source

Branchement individuel à puissance limitée (NF C 14-100)

Prescriptions techniques des branchements de 0,5 à 36 kVA, dont la correspondance entre réglage du disjoncteur et puissance de raccordement.

Consulter la source

Branchement à puissance surveillée (37 à 250 kVA)

Cadre technique applicable au-delà de 36 kVA, avec les paliers de raccordement et les niveaux de branchement 100, 200 et 400 A.

Consulter la source

EDF — Grille de prix du Tarif Bleu

Liste officielle des neuf puissances souscrites disponibles pour les particuliers, de 3 à 36 kVA.

Consulter la source
Appeler